
Grâce à cet élan de solidarité, la jeune mère de 30 ans pourra se rendre au Maroc pour une greffe vitale.

Il l’a encore fait avec brio. Lui, c’est Habib Wilfreed AHANDESSI, ce jeune à l’engagement constant, dont la détermination et le sens du partage transforment les détresses silencieuses en causes communes. Par une mobilisation citoyenne d’une rare intensité, il a su fédérer les bonnes volontés et rassembler 15 millions de francs CFA, offrant ainsi à une compatriote, Francette ATTOH, la possibilité d’accéder à une greffe de rein vitale au Maroc.
Dans un message adressé à ses abonnés, Habib AHANDESSI n’a pas caché son émotion, exprimant une gratitude profonde envers tous ceux qui ont contribué. Mais au-delà des mots, c’est l’ampleur du résultat qui frappe : en un temps relativement court, une communauté s’est levée, un objectif jugé presque inaccessible a été atteint, et l’espoir, qui s’étiolait, s’est remis à grandir.
Il faut dire que la situation de Francette ATTOH appelait une réponse urgente. Âgée de 30 ans et mère d’un garçon de 7 ans, la jeune femme a été diagnostiquée il y a six mois avec une insuffisance rénale chronique, une pathologie lourde qui bouleverse une vie, épuise les familles et impose des dépenses souvent insoutenables. Face à cette épreuve, un geste d’amour fraternel est venu éclairer l’horizon : son frère jumeau, Franck ATTOH, s’est généreusement proposé comme donneur. La greffe devenait possible, mais une autre barrière, non moins redoutable, restait à franchir : le financement.
En effet, pour que l’intervention puisse se faire, il était nécessaire de se rendre au Maroc, avec un coût total évalué à 20 millions de francs CFA. La famille avait déjà réussi à réunir 5 millions, mais il manquait encore 15 millions, une somme considérable qui, dans bien des cas, transforme l’espoir en impasse. C’est précisément là que l’action de Habib Wilfreed AHANDESSI a pris tout son sens : refusant de laisser la maladie dicter sa loi, il a choisi de faire de cette cause un combat collectif.
Ainsi, par ses appels répétés, sa capacité à sensibiliser, à convaincre et à maintenir la dynamique, il s’est imposé comme le véritable moteur de cette mobilisation. Il n’a pas seulement relayé une information : il a porté une urgence, structuré un élan, créé une chaîne humaine où chaque contribution, petite ou grande, devenait un pas de plus vers la survie. Peu à peu, la cagnotte a grandi, la solidarité s’est intensifiée, et l’objectif a fini par être atteint, preuve que l’union, lorsqu’elle est sincère, peut déplacer les obstacles les plus lourds.
Désormais, le chemin s’éclaire pour Francette ATTOH. Grâce à cette somme mobilisée, elle pourra se rendre en février au Maroc pour recevoir la greffe tant attendue. Une perspective qui sonne comme une renaissance possible, non seulement pour elle, mais aussi pour son enfant et toute sa famille, longtemps suspendus à l’angoisse de l’incertitude.
Au fond, cette réussite dépasse le cadre d’une collecte. Elle met en lumière une réalité forte : lorsque des citoyens se lèvent pour une cause juste, ils deviennent une institution à eux seuls. Et lorsque cette énergie est portée par un jeune leader social comme Habib Wilfreed AHANDESSI, elle se transforme en force de transformation, en rempart contre la fatalité, en leçon de citoyenneté vivante.
Dans son message, le jeune initiateur de la campagne a résumé l’essentiel avec une simplicité qui dit tout : grâce à la générosité et à l’engagement des contributeurs, l’objectif a été atteint. Mais l’histoire retiendra surtout ceci : une vie a été remise sur la voie de l’espoir parce qu’un jeune a osé agir, et parce qu’une communauté a choisi de répondre présente.
Josaphat AHOKANDJI




















































