
Entre abandon de chantier et non-respect du cahier des charges, PHANOS BTP sur la sellette
Les membres du conseil de supervision de la commune d’Abomey-Calavi, conduits par le maire Angelo AHOUANDJINOU, ont foulé, ce lundi 7 juillet 2025, le sol du chantier de construction du siège de l’arrondissement de Togba. Cette descente, bien plus qu’un simple exercice de routine, visait à toucher du doigt la réalité d’un projet censé incarner la modernisation de l’administration de proximité, mais qui, au fil du temps, s’est mué en symbole criant d’abandon et de nonchalance.

Ce que la délégation municipale a découvert sur place n’a laissé place à aucune équivoque : un chantier en ruine, figé dans le silence, où ne subsistent que trois ouvriers désœuvrés, témoins impuissants d’un projet à l’arrêt. Une image qui contraste douloureusement avec les engagements pris, les fonds mobilisés et les attentes légitimes des populations de Togba.
Il faut dire que depuis plusieurs années, la commune d’Abomey-Calavi a engagé un vaste programme de construction de sièges pour ses arrondissements, notamment à Togba, Glo-Djigbé, Zinvié et Hêvié. Ce programme, voulu ambitieux et structurant, devait doter chaque arrondissement d’infrastructures administratives modernes et fonctionnelles. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre : les travaux piétinent, les délais sont dépassés, et les engagements contractuels foulés au pied.

Pourtant, l’administration communale a, à ce jour, honoré sa part du contrat. Les ressources financières ont été mises à disposition des entreprises adjudicataires, y compris PHANOS BTP, en charge du chantier de Togba. Face à l’évidence du blocage, le conseil de supervision a convoqué ces dernières pour une séance d’explication. Malheureusement, l’entreprise PHANOS BTP a brillé par son absence, ajoutant au mépris de ses engagements un silence inacceptable.

Face à ce tableau alarmant, le maire Angelo AHOUANDJINOU et son équipe n’entendent plus rester passifs. L’entreprise défaillante sera mise en demeure dans les plus brefs délais afin de relancer les travaux dans le strict respect des principes contractuels. La mairie envisage également de recourir à toutes les voies légales pour faire valoir les droits de la commune et préserver l’intérêt général.
Plus largement, cette situation révèle l’épineuse problématique de l’exécution des marchés publics dans certaines communes. Loin d’être un simple incident, l’abandon du chantier de Togba vient interroger la fiabilité de certains prestataires et appelle à une refonte profonde des mécanismes de contrôle et de sanction.

La mairie d’Abomey-Calavi, fidèle à son engagement pour la bonne gouvernance, entend tirer toutes les leçons de cette crise. Des mesures fortes seront prises dans les jours à venir pour remettre de l’ordre, restaurer la confiance des populations et faire aboutir les projets attendus.
L’heure n’est plus aux promesses ni à la complaisance. Il est désormais question de rigueur, de responsabilité et de résultats. Le conseil de supervision, sous l’impulsion du maire Angelo AHOUANDJINOU, entend en faire une priorité absolue. Car au cœur de chaque pierre posée sur ces chantiers, c’est l’avenir d’une administration locale plus proche, plus efficace et plus crédible qui se joue.
La rédaction



















































